Une solution concrète à la crise ukrainienne et la fin de la menace d’une guerre

Une solution concrète à la crise ukrainienne et la fin de la menace d’une guerre mondiale

Emanuel Pastreich

Président (en exercice)

USPROVGOV

Le 5 mars 2022

Dans un entretien accordé juste avant sa mort en 2012, Günter Grass, qui a décrit de manière si poignante les horreurs de la guerre dans son roman « Le Tambour », a parlé de manière sinistre l’ingérence de l’Amérique en Ukraine, en faisant remarquer :

“Il y a la guerre partout ; nous courons le risque de commettre les mêmes erreurs qu’auparavant. Sans nous en rendre compte, nous pouvons nous engager dans une guerre mondiale comme si nous étions somnambules.”

La soudaine frénésie médiatique autour de l’invasion de l’armée russe en Ukraine pour défendre Donetsk et Lougansk, la région du Donbass comportant une population majoritairement russophone, nous désoriente profondément. Nous savons déjà depuis quelques années, et depuis vingt ans, que le journalisme, globalement, est mort et que peu d’informations que nous recevons sont fiables.

Le nombre de Russes ou d’Ukrainiens qui auraient été tués pourrait être aussi précis que le nombre de personnes infectées par le COVID-19, une fausse maladie. Nous devrons peut-être attendre des années pour connaître le fond de ce conflit.

Nous avons peu d’idée de ce qui se passe en Ukraine, mais nous pouvons être sûrs que la nouvelle tendance de la géopolitique qu’elle génère, l’escalade sans précédent, menace tout le monde.

Nous avons été habilement divisés par les puissants, une fois de plus. Certains se précipitent pour condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie comme un crime horrible, organisant des manifestations de bonne foi dans tout le pays. Ils s’inquiètent de l’expansionnisme russe, de la domination russe et de l’influence mondiale d’un système étatique dont le président Vladimir Poutine est le centre d’attention.

Leurs inquiétudes, bien que parfois exagérées, ne sont pas sans fondement.

D’autres, en revanche, considèrent l’ingérence des États-Unis en Ukraine au cours des vingt dernières années, et notamment l’orchestration secrète par les États-Unis et l’OTAN du renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovytch en 2014 comme un coup d’État illégal. Ils condamnent les horribles bombardements de la région du Donbass par le gouvernement d’extrême droite, anti-russe, installé à Kiev. Et ils expriment leur inquiétude quant au financement par les États-Unis, et d’autres Européens, de groupes russes d’extrême droite, explicitement nazis et anti-ethniques, qui ont été responsables de la plupart des violences de ces huit dernières années.

Leurs préoccupations ne sont pas sans fondement.

Mais prétendre que la Russie est expansionniste alors que les États-Unis ont étendu les tentacules de l’empire aux quatre coins du globe, c’est idiot et risible.

De même, prétendre que le président Vladimir Poutine offre une réelle opposition à l’expansionnisme américain, qu’il présente une défense de l’État de droit et un internationalisme légitime, est illusoire.

Mais vous, le citoyen américain, habilité par la Constitution et handicapé par la multinationale, êtes obligé de vous fier à des sources d’information comme le New York Times, le Washington Post, CNN, ou les nouvelles alternatives de gauche et de droite, des sources de qualité variable qui promeuvent des scénarios destinés à masquer la manière dont les institutions financières mondiales, une poignée de super riches, soumettent l’économie des États-Unis à une démolition contrôlée dans l’intention d’intégrer les fragments restants en état de choc dans une nouvelle économie mondiale contrôlée par des forces invisibles.

Nos médias, à de très rares exceptions près, évitent d’enquêter sur les contradictions structurelles profondes, comme la surproduction et la fausse croissance alimentée par des dettes cachées, qui nous amènent à rebondir entre la guerre avec la Chine et la guerre avec la Russie afin de maintenir les milliardaires au pouvoir.

Toutes ces sources médiatiques vous ont menti sans broncher sur l’attentat du 11 septembre 2001, sur l’escroquerie du COVID-19, et elles veulent que vous oubliiez les milliers de milliards de dollars volés par les banques d’investissement en 2020, et que vous évitiez toute considération sur la façon dont les super-riches réduisent nos citoyens en esclavage.

Malheureusement, les médias de la Russie ou de la Chine ne sont pas beaucoup mieux, même s’ils abordent parfois des sujets interdits à Washington.

Ce que nous pouvons dire aujourd’hui sur le conflit en Ukraine, c’est que, aucun des deux camps, et il y a peut-être plus de deux camps impliqués, ne vise un changement progressif ou un léger avantage sur l’autre.

La communauté internationale fondée sur les principes de la Charte des Nations unies, une communauté qui avait eu du mal à exister, entre la décadence et la corruption, la concentration radicale des richesses, la privatisation criminelle du gouvernement, et la réduction de l’éducation et du journalisme à des outils de contrôle social. Eh bien, cette communauté est, enfin, morte.

La communauté internationale a changé, elle a changé du tout au tout.

Ne vous y trompez pas, l’abrutissement de nos citoyens, la destruction des institutions de gouvernance, d’éducation et de journalisme au cours de l’opération COVID-19, a ouvert les portes à une bataille mondiale, chez nous et à l’étranger, comme aucun d’entre nous n’en a vu au cours de sa vie.

Il ne s’agit certainement pas d’une bataille idéologique de la Guerre froide. Les titres à la une des médias sur la “droite” et la “gauche” renvoient à des acteurs du pouvoir qui n’offrent aucune analyse idéologique sur les moyens de production et la façon dont le pouvoir se perpétue. Le dialogue sur la politique n’offre aucune analyse idéologique sérieuse.

Non, le grand dérèglement actuel ressemble aux jours qui ont précédé la Première Guerre mondiale, lorsque les gouvernements nationaux qui contrôlaient les empires multinationaux faisaient appel au patriotisme et créaient l’unité par le biais d’un effort de guerre, une guerre destinée à générer des profits et à détourner l’attention des contradictions sociales. Selon le raisonnement des banquiers d’alors et d’aujourd’hui, le conflit crée la demande, accroît l’autorité de l’État et donne des raisons de supprimer les discussions ouvertes.

À l’époque comme aujourd’hui, la finance mondiale n’avait aucun engagement envers une nation spécifique, et cherchait à obtenir des avantages en Angleterre, en Allemagne, en Russie et en France en encourageant la guerre.

Les deux systèmes actuels, représentés en ce moment par Washington et Moscou, ne sont pas en concurrence pour une simple influence politique.

Ceux qui sont rassemblés autour de Joseph Biden à la Maison Blanche, ceux qui sont rassemblés autour de Boris Johnson au 10, Downing Street, et leurs adeptes dans le monde des affaires, menacent d’attaques militaires et imposent des sanctions extrêmes telles que la fermeture de l’espace aérien aux avions russes, et la fin des communications pour les Russes via les téléphones portables.

L’OTAN et les États-Unis, par le biais d’actions récentes qui excluent la Russie des systèmes monétaires et logistiques internationaux, sont déterminés à démanteler complètement la Russie et à ne laisser derrière eux que des décombres culturels. Les demandes de création d’une zone d’exclusion aérienne en Ukraine sont des demandes de guerre avec la Russie, des demandes de guerre nucléaire. Lorsque le sénateur Lindsey Graham demande que le président Poutine soit assassiné, lorsque le général russe Andrei Sukhovetsky est tué, nous sommes dans une guerre qui doit être arrêtée.

Mais quelque chose d’autre se passe ici. Ces sanctions contre la Russie sont soudainement annoncées dans les médias sans aucune discussion sur le processus par lequel elles ont été initiées ni qui les mettra en œuvre. L’argument avancé est qu’une Russie autoritaire menace les démocraties. Mais les actions de ces démocraties les transforment en dictatures.

En conséquence, les institutions mondiales comme Bretton Woods, les Nations unies, ainsi que les sociétés informatiques comme Google, Facebook, Microsoft et Oracle, sont militarisées en ce moment même.

Ce qu’ils ont été autorisés à faire aux Russes aujourd’hui, ils vous le feront demain, et il n’y aura aucun appel, précisément parce que les politiques ont été formulées et mises en œuvre en secret.

Votre compte bancaire, votre véhicule peuvent être bloqués et vos moindres faits et gestes peuvent être traqués par ces forces cachées. L’oppression des citoyens au Canada, en Nouvelle-Zélande et en Autriche était la ligne de front de cette guerre contre les citoyens de la Terre. Maintenant, quelque chose de bien pire se traîne vers Kiev pour naître.

Un gouvernement de l’ombre se cache derrière les titres “gouvernement américain”, “gouvernement allemand”, “OTAN”, “Banque mondiale” ou “Nations unies” et il sera en mesure de saisir tout ce que vous possédez, et de vous mettre en prison, sans aucune procédure régulière.

Les Russes préparent leur propre réponse sur la scène mondiale, et ils travailleront très probablement avec l’Iran, et peut-être avec la Chine, et avec les mécontents en Europe et aux États-Unis.

Les Russes ne nous diront pas ce qu’ils préparent, et nos médias corrompus n’expliqueront pas quelles mesures la Russie prendra pour démanteler les États-Unis.

Mais nous pouvons être sûrs que les fondations du gouvernement, de la finance et du journalisme aux États-Unis sont si fragiles et si pourries que les Russes pourront y faire de nombreux ravages.

Il est triste que nous consacrions tant d’efforts à nous déchirer les uns les autres alors que nous devrions construire des institutions mondiales pour le désarmement et la non-prolifération, pour répondre à la catastrophe climatique et pour mettre fin à la domination de la finance privée et à la tyrannie technologique sur les bons citoyens des États-Unis, de la Russie et du reste du monde.

Les sanctions contre la Russie sont présentées comme dévastatrices. Mais du point de vue de la Russie, les sanctions rendent nécessaires l’autosuffisance et l’indépendance économique, ce qui est sain. Elles réduisent la touche empoisonnée des institutions financières vampires comme BlackRock, Vanguard et Goldman Sachs ; des institutions qui nuisent aux États-Unis.

Que s’est-il passé le 19 février ? La vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, a prononcé un discours à la Conférence sur la sécurité de Munich dans lequel elle a appelé tous les membres de l’OTAN (qu’elle a qualifiée de “la plus grande alliance militaire que le monde n’ait jamais vue”) à se joindre aux États-Unis pour se préparer à affronter la Russie sur tous les fronts.

Lorsque Mme Harris a déclaré que “les frontières nationales ne devraient pas être modifiées par la force”, lorsqu’elle a promis “des coûts économiques sans précédent”, lorsqu’elle a demandé à l’OTAN “d’aller de l’avant avec des conséquences”, elle a émis une déclaration de guerre contre la Russie, peut-être une guerre par d’autres moyens que les chars et les avions de combat.

La conférence de Munich sur la sécurité, financée par l’OTAN, par la finance mondiale et par des entrepreneurs militaires qui rêvent de guerre, avait un mince soupçon de légitimité qui permettait à Madame Harris de parler en toute confiance.

Elle représente parfaitement la politique culturelle employée pour masquer l’émergence de la lutte des classes et pour faire du Parti démocrate une société de relations publiques vouée à convaincre les Américains que la fusion du pouvoir des entreprises et du gouvernement est bonne parce que les minorités y jouent des rôles clés.

Kamala Harris a été présentée dans les médias de masse (des médias qui ne se soucient guère des réalités auxquelles sont confrontés les travailleurs de toutes les couleurs) comme “brisant les barrières” en étant la première femme, le premier Indien d’Amérique et le premier Afro-Américain à accéder à un poste aussi important.

Son ascension vers la célébrité a de la valeur, mais si nous examinons son rôle en tant que procureur du district de San Francisco, nous constatons qu’elle a détruit la vie de jeunes gens, noirs pour la plupart, qui ont été enfermés pour servir les franchises de prisons privées.

Kamala Harris nous sert le poison élaboré par la classe criminelle des banquiers dans une coupe multiculturelle brillante, avec une touche de rhétorique progressiste pour que le goût amer soit supportable.

Le président Vladimir Poutine a prononcé son discours officiel à Kamala Harris, et plus largement aux États-Unis et à l’OTAN, le 21 février au Kremlin. Son discours a montré un contraste notable. Poutine a présenté le contexte historique des interventions américaines et de l’OTAN en Ukraine de manière lucide et largement exacte. Il a donné plus de détails sur la politique que ne le ferait n’importe quel politicien américain.

Il a défendu la diplomatie, les institutions internationales et la nécessité d’un dialogue concret. Il mérite d’être félicité pour cet effort.

Mais il y avait aussi des signes inquiétants.

Poutine était assis à un bureau dans le glacial Kremlin, avec ses hauts plafonds et ses murs en marbre, et s’adressait à un petit groupe d’élites du gouvernement. Son allure était parfaite, il portait une veste et une cravate méticuleusement choisis et observait chaque détail du processus comme un aigle.

Derrière lui étaient suspendus deux drapeaux : le drapeau de la Fédération de Russie et le drapeau de la présidence de la Russie. Le drapeau personnel de Poutine comporte un aigle double symbolisant le pouvoir de l’État et l’image de Saint Georges coupant la tête d’un dragon. C’est un drapeau qui représente l’autorité de l’empereur pour punir.   

Poutine ressemble le plus à Napoléon Bonaparte, un empereur qui s’est fait tout seul et qui était déterminé à faire plier le monde à sa volonté. En 1800, Napoléon a brandi le code Napoléon qui accordait des droits fondamentaux à tous les hommes, et il s’est opposé au pouvoir de l’Église catholique et de la noblesse. Mais sa manœuvre en Europe était un moyen d’accroître son pouvoir et celui de l’État.

De même, Poutine a prôné les traités internationaux et la diplomatie, le dialogue rationnel entre les nations, tout en s’appuyant sur un groupe restreint de milliardaires qui ne s’intéressent pas au commun des mortels.

On a assisté à une montée de sympathie pour Poutine dans le monde entier. Mais avant de nous laisser emporter, vérifions les faits.

Poutine s’est-il rendu compte que le COVID-19 est une escroquerie qui permet aux super-riches de prendre le contrôle de l’économie mondiale ? Non, il a présumé que la Russie et les États-Unis étaient tous deux dirigés par des gouvernements fonctionnels et a suggéré que quelques réunions avec le secrétaire d’État américain Anthony Blinken pourraient dissiper les malentendus.

Bien que Poutine ait, à son crédit, discuté de la concentration des richesses et de la privatisation du gouvernement, il n’en demeure pas moins qu’il ait accepté que le système des Nations unies soit réduit à un jouet pour les super riches. Il n’a même pas fait allusion à la montée en puissance des banques multinationales, à la guerre contre l’argent, à la vie privée et à l’autonomie sur un corps humain.

Rappelons que la Russie, présentée comme une alternative, est un membre actif du Forum économique mondial et qu’elle a mis en œuvre de nombreuses politiques du COVID-19, même si ce n’est peut-être pas aussi sévèrement que d’autres pays.

Le discours de Poutine portait sur les liens de sang, les liens familiaux, entre la Russie et l’Ukraine. Il a parlé comme un tsar et a rejeté la responsabilité des problèmes de la Russie sur le Parti communiste, les bolcheviks.

Bien que les échecs de Vladimir Lénine et du Parti communiste russe soient bien documentés, la suggestion de Poutine selon laquelle le Parti communiste était désespérément déconnecté de la réalité, qu’il avait signé un traité de paix humiliant avec l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale par manque de bravoure, était trompeuse.

Lénine et ses partisans ont lutté contre la question des classes et de la concentration des richesses. Ils ont peut-être été mal inspirés, mais, contrairement à Poutine, ils avaient raison.

Lénine était un politicien et un penseur imparfait, mais sa compréhension de la lutte des classes et des crimes cachés de la finance mondiale est directement applicable à la crise que nous traversons aujourd’hui.

Que devons-nous faire en réponse à cette crise ?

Nous sommes confrontés à une guerre en Ukraine qui fait partie d’une guerre mondiale plus vaste, une guerre destinée à transformer la société humaine en une prison, en un cauchemar numérique dans lequel des techno-tyrans irresponsables peuvent traquer et punir à volonté n’importe qui pour n’importe quelle raison. Des armes silencieuses destinées à détruire le corps et l’esprit sont utilisées dans cette guerre tranquille menée par des superordinateurs. Personne, personne dans les médias corporatifs ne vous dira jamais cette vérité.

La guerre a déjà commencé. Ce sera une guerre différente de toutes celles que nous avons connues auparavant. Très probablement, beaucoup des armes coûteuses que nous avons achetées s’avéreront inutiles.

C’est une règle de base de l’histoire que nous nous préparons toujours à mener la dernière guerre. Les charges de cavalerie du XIXe siècle se sont révélées inutiles face aux mitrailleuses de la Première Guerre mondiale, et les biplans des années 1930 n’ont pas fait le poids face aux avions de chasse, aux porte-avions et aux bombardiers à long rayon d’action de la Seconde Guerre mondiale.

Nous nous préparons depuis longtemps à une certaine version de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui encore, les experts peinent à faire entrer la guerre en Ukraine dans la case de la Seconde Guerre mondiale ou de la Guerre froide.

Cette guerre ressemble à la Seconde Guerre mondiale en ce sens qu’elle est composée de puissances alliées dans le monde entier, engagées dans une lutte mondiale pour le contrôle absolu.

Cette guerre ressemble à la guerre civile en ce sens qu’elle oppose frère contre frère, et État contre État – comme nous l’avons vu dans les campagnes du COVID-19.

Cette guerre ressemble à la guerre du Vietnam. L’ennemi est partout.

Et, cette guerre comporte de nouveaux éléments. La destruction, la conservation et la manipulation massives de l’information signifient que des dizaines de milliers de personnes peuvent être tuées et que la plupart des gens ne sauront jamais que quelque chose s’est passée.

La militarisation de l’argent, de la médecine, des communications, du journalisme et de l’éducation nous place devant des défis sans précédent. Les experts militaires ne sont pas en mesure de saisir cette nouvelle réalité car ils sont eux-mêmes pris dans la grande réinitialisation. Beaucoup sont plus préoccupés par leurs prestations de retraite que par la sécurité à long terme de notre peuple.

Nous assistons à un modèle d’interférence dans lequel la lutte impériale traditionnelle d’une guerre mondiale est projetée sur une forme sans précédent de guerre de classe technologique.

Cela signifie que nous ne pouvons pas exclure la possibilité que la guerre en Ukraine soit en fin de compte un “jeu de riches” destiné à poursuivre l’asservissement de l’homme du peuple.

L’homme le plus riche de la planète, un criminel sans pitié, Elon Musk, a accepté les demandes du gouvernement ukrainien de fournir des services internet via ses satellites Starlink. Quel humanitaire ! Ou cette guerre n’est-elle qu’un moyen plus efficace de faire passer la grande réinitialisation, d’enlever les biens des citoyens et de les dépouiller des moyens de production ? Serons-nous tous contraints, tôt ou tard, d’utiliser le Starlink de Musk pour nos communications à cause d’une guerre, sinon d’une pandémie ?

Les sanctions soudaines prises à l’encontre de la Russie, sans procédure ni débat, sont à mettre en parallèle avec la saisie des avoirs des Canadiens qui remettent en question la politique de leur gouvernement.

L’argent et les actifs constituent le prochain front dans cette guerre. L’accès à l’argent deviendra un privilège accordé par l’État corporatif à ceux qui suivent les règles.

Notre réponse à cette crise doit avoir deux aspects : un aspect sécuritaire et un aspect économique.

Sur le plan de la sécurité, nous devons créer un régime mondial de contrôle des armes et de désarmement qui soit démocratique et transparent par nature et qui retire le pouvoir de promouvoir la guerre aux marchands d’armes et aux banques qui les soutiennent. Ce règlement doit être sans exception et doit être mondial.

La compétition pour développer des armes nucléaires, et d’autres dispositifs dangereux, a déjà commencé sérieusement entre l’Allemagne, la Turquie, l’Iran, le Japon, la Corée du Sud, la Corée du Nord, le Vietnam, le Brésil et d’autres pays. L’Ukraine est clairement encouragée à prendre cette voie.

Nous devons être fermes en présentant une alternative à ce cauchemar qui menace l’humanité – la guerre nucléaire est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus dangereuse que n’importe quelle fausse pandémie.

Les États-Unis seront les premiers à s’engager dans un programme sérieux de désarmement.

Un tel engagement montrera que les États-Unis respectent le traité de non-prolifération et fera plus que tout autre chose pour changer la perception dans le monde et ouvrir une fenêtre pour une véritable diplomatie.

Sur le plan économique, nous devons mettre fin dès maintenant au règne de la finance parasitaire qui tente de détruire la Russie, comme elle a détruit de nombreuses autres nations, et comme elle se prépare à détruire les États-Unis.

Nous devons séparer définitivement l’armée et les services de renseignement de la finance et des efforts axés sur le profit, et mettre fin à la privatisation mortelle de la sécurité qui a permis à des fonds d’investissement multinationaux comme BlackRock de prendre le contrôle de l’économie de la Terre en utilisant l’autorité de l’armée et à des techno-tyrans comme Facebook et Amazon de racheter des pans entiers du système de renseignement.

La reprise du contrôle de la monnaie aux États-Unis sera essentielle pour mettre fin à cette volonté de guerre mondiale de la part d’une poignée de psychopathes. Les fausses monnaies et les manipulations financières doivent cesser. La fausse monnaie générée par les superordinateurs et appelée “produits dérivés” doit être considérée comme sans valeur. Et les marchés boursiers et les marchés à terme doivent être des lieux gérés comme des coopératives par les citoyens dans lesquelles les gens ordinaires peuvent créer des entreprises avec leurs voisins.

Il n’y a pas de place pour une classe de riches intouchables.

Si les banques d’investissement multinationales ont l’intention de saisir notre argent, nous devons faire comprendre que la définition de l’argent, et son évaluation, est un droit qui appartient aux citoyens, et non aux banques d’investissement multinationales. S’ils nous refusent l’accès à notre argent, ou s’ils manipulent sa valeur de quelque manière que ce soit, nous créerons notre propre monnaie liée aux actifs que nous définissons comme des communautés locales.

Nous avons besoin d’une véritable sécurité. Nous avons besoin d’autosuffisance en énergie renouvelable et en nourriture. Nous devons mettre fin au culte de la mort du libre-échange et de la croissance, et entreprendre une réduction massive de ces éternelles relations d’alliance.

L’OTAN est un monstre à la recherche d’une guerre, une progéniture de la surproduction et de la spéculation financière. Elle doit être démantelée et la Charte des Nations Unies doit servir de base à des traités de sécurité partagée à l’échelle de la planète pour faire face aux menaces qui pèsent sur le climat, les océans et l’alimentation avec le sérieux que nous adopterions pour répondre à une guerre.

En cours de route, nous devons établir une constitution internationale de l’information pour garantir que tous les citoyens ont droit à la vérité et que les distorsions massives de l’information ne nous entraînent pas dans des conflits inutiles.

Nous devons nous précipiter en première ligne dans cette bataille mondiale, en établissant des traités contraignants pour mettre fin aux armes nucléaires et à la création de robots et de drones mortels qui peuvent si facilement être utilisés à mauvais escient. Nous avons également besoin de traités contraignants sur l’utilisation de la nanotechnologie en tant qu’arme, et de la biotechnologie en tant qu’arme – comme nous l’avons vu dans le cas des vaccins.

Nous y parviendrons en créant, et en défendant au prix de nos vies, un bien commun mondial qui nous appartiendra à tous et qui sera interdit aux milliardaires. Ce bien commun mondial comprendra la plupart de nos océans, forêts, rivières et terres sauvages naturelles.

Il y a tant de choses que nous pouvons faire pour offrir l’espoir plutôt que le désespoir, la vie plutôt que la mort, la compréhension plutôt que l’ignorance, et la vérité plutôt que le mensonge. Nous devons entamer une grande transformation, et non une grande réinitialisation, qui balaiera notre nation et la Terre.

Nous nous tenons ensemble en ce moment critique et nous ordonnons aux changeurs de monnaie et aux mercenaires de ne pas lâcher ces chiens de guerre.

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